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Pourquoi on n'utilise pas Webflow

Trois projets, trois galères, un retour vers le code custom. Notre retour d'expérience honnête sur Webflow et ce qu'il coûte vraiment.

On nous le demande souvent. Webflow a ses fans : un éditeur visuel qui ressemble à Figma, du HTML/CSS clean en sortie, des animations natives, l’hébergement intégré. Sur le papier, c’est séduisant.

On a essayé sur trois projets. Voici pourquoi on n’y revient pas.

1. Le coût caché grandit avec le succès

Le plan Business à 49 $/mois a l’air raisonnable au lancement. Mais dès que le trafic décolle (au-delà de 250 000 visites mensuelles), il faut passer en Enterprise — environ 10 000 $/an minimum. Pour comparaison, un VPS qui tient 10 millions de visites par mois coûte 30 CHF/mois chez un hébergeur suisse correct.

Sur un projet récent, le client est passé de 200 à 800 leads/mois en six mois. Beau succès. Sa facture Webflow l’année suivante : 240 CHF/mois. On a migré le site en 8 jours, hosting Infomaniak inclus, à coût constant pour les 5 prochaines années.

Webflow vend la simplicité ; tu paies en réalité une dette qui se révèle quand tu commences à gagner.

2. La performance plafonne

Webflow injecte son propre runtime JS, son CSS auto-généré, ses fonts via leur CDN. On peut optimiser, mais on descend rarement sous 1.2 s de LCP sur une connexion 4G — alors qu’avec un site statique custom, on est à 0.4 s sans effort particulier.

Pour un client e-commerce, ça se traduit par 8 à 12 % de conversion en moins. Le calcul est mesurable, le chiffre est sérieux. Sur un panier moyen à 200 CHF avec 10 000 visites mensuelles, la différence se compte en milliers de francs perdus chaque mois.

Le problème n’est pas l’absence d’optimisations — c’est que tu ne contrôles pas la base. Tu peux régler le moteur, pas changer la voiture.

3. Le code de sortie n’est pas le tien

Tu peux exporter le HTML/CSS/JS de Webflow. Mais : pas le CMS, pas les formulaires, pas les interactions complexes. Si un jour tu veux quitter Webflow, tu repars de zéro pour la moitié du projet.

C’est exactement ce qu’on a vécu avec un studio d’architecture suisse. Leur Webflow était fonctionnel mais impossible à migrer sans tout refaire. On a profité de la migration pour passer en Astro statique. Score Lighthouse passé de 62 à 99. Hosting divisé par cinq. Et surtout — un code source qu’ils possèdent.

Le no-code ressemble à de la liberté. C’est en réalité une location à long terme : tant que tu paies, tu accèdes. Le jour où tu pars, tu ne pars avec rien.

Notre alternative

Pour la grande majorité des projets éditoriaux et e-commerce, on travaille avec :

  • Astro ou Next.js pour le front (statique d’abord, dynamique si nécessaire)
  • Sanity ou Contentful pour le CMS si la rédaction est éditoriale
  • Shopify ou WooCommerce pour l’e-com (selon volume et complexité)
  • Infomaniak ou Cloudflare Pages pour l’hosting

Le résultat : performance native, ownership total du code, coûts plats prévisibles, et la possibilité d’ajouter n’importe quelle fonctionnalité sans demander la permission à un éditeur tiers.

Quand Webflow reste pertinent

On ne le diabolise pas — c’est un bon outil, mal utilisé. Deux cas où il fait sens :

  1. Un freelance qui livre un site brand statique sans CMS et sans projection de scale, en moins de deux semaines. Webflow accélère la production.
  2. Une équipe non-tech qui doit gérer un contenu très simple, sans volonté d’investir dans une stack maintenue.

Pour tout le reste — marques qui veulent durer, e-commerces qui veulent grandir, sites qui doivent ranker — le code custom paie. Pas dans 10 ans. Dans 18 mois.

Si tu hésites entre Webflow et du sur-mesure pour un projet qui décolle, écris-nous. On répond en 48 h, sans engagement.